Mardi 26 novembre 2019

Je me suis réveillée ce matin. Au-dehors, le brouillard avait tout englouti.

C’était très beau. Féérique.

La ville entière avait disparu.

Je me suis rappelée le rire de mon petit garçon la première fois qu’il avait vu du brouillard, en France. Il venait de se lever, il avait regardé à la fenêtre. Il était resté quelques instants interdit, puis il avait ri, de tout son cœur, comme si tout ceci était une énorme farce.

Ce matin, à la fenêtre de ma chambre, j’entendais l’éclat de son rire.

Il traversait la chambre

Soudain joyeuse.

 

Il n’y a pas de frontière à la vie intérieure

On peut être à la fois ici et là-bas

Dans le présent et l’autrefois

Avec les vivants et les morts.

Eux nous frôlant de leur présence frémissante

Et nous qui parfois les étreignons, parfois les repoussons.

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